JPO Leedh et Atoll, le compte rendu

Leedh et Atoll

C’est toujours avec un peu de nostalgie que nous vivons la fin d’une Journée Porte Ouverte, les rencontres, la bonne humeur, le partage.

Hier 20 septembre, c’était une journée consacrée à la présentation du système de reproduction LEEDH E2 + 20.1, pilotés par un couple Atoll PR 400 + AM 400.
Source Eera et Lumïn.
Câblage Absolue Créations en numérique, modulations et secteur (alternance de modèles Tim-réf et Ul-tim) et le câble HP Leedh.

Merci aux visiteurs, merci à Gilles et Laurent pour leur disponibilité et leur gentillesse.

On est toujours un peu tendu à l’approche et même pendant ces journées, peur que quelque chose cloche, peur que l’écoute ne soit pas à la hauteur.

Là non, il n’y avait pas de question à se poser : le niveau at-teint était exceptionnel, les électroniques Atoll délivraient des qualités bien au-dessus de ce qu’on connaît des machins de ce prix et les Leedh pourtant intransigeantes leur permettaient de le prouver.

Certes on avait mitonné l’environnement câble et source, mais aussi nous avions travaillé la veille avec Gilles à des test de réglage de sa voie grave (que j’ai du mal à appeler caisson tant je trouve ce mot réducteur) et j’avoue que nous avons vécu un moment vraiment passionnant, une captivante découverte sur le rôle que peut jouer un objet aussi atypique et abouti que ce 20.1.

En effet, nous avons commencé par un réglage théoriquement idéal, celui qui à la mesure et aux tests vient compléter les Leedh E2 à l’endroit précis où elles faiblissent dans le bas, une quatrième voie, une extension, une expansion. C’est avec ce réglage que nous avions fait les premières écoutes il y a quelques mois et je ne reviendrai pas sur la forte impression que m’avait laissée cette expérience, propulsant les Leedh à des altitudes rares.

Puis Gilles m’a proposé un second réglage sur lequel il s’interrogeait pour l’avoir écouté chez un collègue…

Et là je suis resté coi. Oui c’est possible !


Sans rien retirer des qualités superlatives apportées par le réglage précédant, on pénétrait directement, presque par magie, dans une notion de naturel global sur tout le spectre, des notes s’enchaînant avec une exactitude rythmique immédiate, et surtout une fusion organique constante, une to-tale décrispation du flux musical, une intégration évidente des salles ou studios avec la pièce d’écoute, une immersion directe.

Nous avons multiplié les tests de comparaison sur divers disques et si au début Gilles ne se prononçait pas vraiment, car le réglage « premier » pouvait donner l’impression d’un piqué supérieur - à mon avis parce qu’il simplifiait certaines réverbérations ou résonnances du corps des instruments -, il a rapidement convenu que oui, clairement ce réglage allait dans le sens d’une intelligibilité humaine remarquable mais surtout plus juste et je crois que c’est la première fois que nous trouvons un terrain de reproduction idéal où sa volonté d’objectivité scientifique et ce qu’il considère comme ma subjectivité artistique (inutile de dire que je ne suis pas d’accord avec cette distinction) se rejoignent sans hésitation.
Tout simplement parce qu’on ne se posait plus de question, on était dans le plaisir, point !

Ce qui lui a permis au passage de souligner qu’il était vraiment épaté de la qualité du couple Atoll, parce que, accessoi-rement, si ce sont bien les Atoll qui donnaient le ton…

Par pure curiosité, Gilles a tenté un troisième réglage, un retour à la phase initiale mais il n’a pas insisté, rien à faire, la formule n°2 fonctionnait parfaitement !

Et j’étais d’autant plus content de ce moment que c’était une preuve supplémentaire que cet infatigable chercheur, qui a bouleversé tant d’acquis de la hifi, est encore à l’écoute.
Parce qu’au tout début de notre rencontre, on n’était pas toujours d’accord !