Les nouveautés au 10 avril 2015

les nouveautés au 10 avril 2015

Depuis quelques mois, l’air de rien - parce que nous n’avons pas une communication tonitruante -, un bon nombre de nouveautés, petites et grandes, résultat d’incessantes recherches, est venu compléter ou renouveler la quête d’engagement musical et la volonté d’expressivité de staCCato

Mulidine :
une innovation discrète certes (Mulidine pour l’instant ne communique pas sur le produit) mais ravageuse…
Ca ressemble à une Cadence, ça a l’air d’une Cadence… Mais c’est beaucoup plus. Car c’est à l’intérieur que ça se passe.
Un objet un peu pensé pour nous, à notre suggestion, une Cadence revisitée, composants et câblage interne en Absolue Créations … Une Cadence +.
Les habitués de staCCato savent que cette culture du composant nous correspond parfaitement (By staCCato, Living Voice…). Et si sur le papier, l’évolution n’est pas impressionnante, à l’écoute… Mazette…
L’écart ne remet rien en question des qualités uniques de la Cadence bien au contraire, mais tout est amplement magnifié, la sensibilité, la dynamique extravagante, la définition des matières, les variations frissonnantes des couleurs, les ondulations rythmiques, et coetera…
Ainsi l’enceinte paraît nettement plus volumineuse, plus riche, d’un ambitus plus étendu, plus réactive, plus couteuse, plus généreuse, mais aussi plus exigeante côté électronique car accuse d’autant plus les déficiences d’appareils souvent surestimés !
C’est singulier, elle pourrait coûter le double d’une Cadence mais non : à peine 1000 € supplémentaire pour franchir plusieurs crans de gamme…


Aussi, poussant l’idée des composants nobles plus loin toujours autour de câbles internes réalisés par Absolue Créations, est née la Carbone Touch.
La Carbone Touch réunit une évolution technologique plus avancée (et le choc là encore est immense : lorsque nous les avons branchées sur un by staCCato, nous avons vu perler aux yeux de leur créateur, venu nous les faire découvrir, les larmes qui ne mentent pas) et une finition qui transforme radicalement l’objet, lui donnant une modernité osée, cette surface Carbone qui fascine tant dans les bagnoles allemandes…


Une transmutation de la Cadence ? En quelque sorte !


Car musicalement, on a déployé les vertus par… 10 ou 1000 ? L’enceinte a immensément grandi mais sa réceptivité, sa vocalité frémissante se sont autant affutées que sa vigueur organique, c’est prodigieux, et évidemment ce modèle va chatouiller des références revendiquant les prix sidérants du luxe. Or elle coûte dans les 7000 €, avec la finition Carbone qui n’est pas anodine dans le prix final.
Il est extrêmement difficile de comprendre comment une évolution de composants peut métamorphoser un objet sonore. D’autant que le principe ne fonctionne que si l’étude de l’objet initial est parfaitement aboutie sous peine de dévoiler plus de défauts que de qualités. La recette n’est pas magique, bien au contraire !
Dans le cas de la Cadence, on ne sublime que le meilleur, on souligne l’évidence qu’il n’y a aucun défaut natif, et on n’en revient pas qu’une enceinte aussi compacte puisse offrir une si intense musique et objectivement on tient dans l’exercice la preuve que l’étude originelle est absolument sans faille !
Quel choc…

 

Ah tiens, puisqu’on  a parlé d’Absolue Créations, chez eux aussi est apparue une gamme nouvelle à propos de laquelle ils ne tiennent pas vraiment à communiquer, la réservant plutôt à l’international : la gamme Tim-Signature.
C’est déconcertant de sentir qu’ils en ont encore autant sous le pied pour aller toujours plus loin, parce que franchement adopter par exemple un secteur Tim-Signature sur un ampli que vous aimez revient à le pousser vers le haut de plusieurs gammes, ce qui relativise le prix du câble.

 

Accuphase :
le DAC DC37  absolument envoutant…
On apprend à comprendre et à aimer de plus en plus certains aspects de la philosophie Accuphase, mais là on est dans les modèles qui ne parlent plus d’esthétique sonore : on est dans le vrai !!! dans l’engagement humain, dans la jouissance pure. Dès lors l’appareil n’est plus cher du tout, surtout quand on pense à ce qu’on a écouté récemment parmi les certificats de la pensée commune internationale, souvent bien plus coûteux et tellement quelconques voire vulgaires !
Le DC37 permet de découvrir des nuances d’articulations des subtilités de couleurs et de rythmes qui effleurent l’épiderme d’un frisson sensuel mais sait aussi patater avec une poigne sidérante, balancer l’uppercut dès que nécessaire, énonçant la vérité naturelle des discours !
Une référence, la première fois que nous pouvons enfin remettre nos chers Eera sur la balance, et en dépit des essais souvent riches d’enseignements des Emmlabs, Meidtner, Playback Design, DCS, PS Audio, Zanden, etc…

 

QAT RS3 :
un serveur de musique (serviteur au service de ?) vraiment pas cher (<1800 €)  doté de performances déterminantes et plus !
D’abord en lui adjoignant un lecteur CD-Rom d’informatique externe (40€ ?) et un disque de stockage que vous pouvez clipper dans la machine sans avoir à l’ouvrir (façade avant, un HDD ou SSD de 1 ou 2 TO as you wish !) la machine devient un serveur complet, commandé depuis votre pad (IOS ou Android) pour ripper vos CD en Wave ou Flac en pouvant recomposer les tags depuis la tablette !!!!!! , changer la jaquette et ainsi de suite sans ordi extérieur.
Mais aussi copier des fichiers depuis un NAS, un HDD ou une clef USB même en NTFS ou encore sauvegarder vos fichiers sans quitter l’environnement fermé de votre réseau, surfer sur les radios numériques etc… car le RS3 est aussi un lecteur de réseau ouvert.
Que d’acronymes perturbants pour les néophytes. Mais soyez rassurés, à l’usage le QAT RS3 est aussi facile à utiliser qu’un lecteur CD.
Cette machine est géniale côté fonctions et interface mais évidemment (sinon elle ne rentrerait pas chez nous), elle chante et swingue vraiment sur son propre DAC HD, qui accepte tous types de fichiers, DSD inclus !
Autrement dit, il s’agit plus d’un DAC performant, varié et fluide, musicalement abouti qui est aussi lecteur de réseau et serveur…
Une aubaine, un bonheur harmonieux, un autre must et à petit prix, la modernité sans le bluff de l’hypermédiatisation et uniquement au service de l’essentiel !

 

Wilson Benesch Square 5 :
ça vraiment, c’est un évènement : une enceinte du domaine de la doxa qui reçoit notre imprimatur ?
Ben oui et non parce que la Square 5 n’est pas totalement dans les critères réducteurs de la doxa ; certes des HP en pagaille, une technologie pouvant se revendiquer de pointe (si souvent inutile), une finition qui arbore la classe des objets les plus luxueux de la hifi ostentatoire soit, mais à l’arrivée une ivresse musicale, une précision intrusive, une incision dans le cœur du réel et une classe folle, look et affirmation artistique confondus.
Attention : Wilson Benesch s’installe chez nous via les Square, dignes héritières de la superbe Cardinal, pas pour l’ensemble du dossier, ni le passé !

 

Gato :
nous avons testé deux produits de cette marque encore mal connue en France mais qui nous tente beaucoup ne serait-ce que par sa personnalité esthétique.
La restitution de l’ampli intégré DIA-250 est d’une propreté exemplaire, droit, tenu, léger et plutôt rapide, il pose une scène en profondeur, qui respire, lumineuse. Un bon produit.

Le lecteur Gato CD/DAC CDD1 lui creuse le trou en s’effaçant totalement devant la musique, en l’affirmant pourtant, la posant crue et nue devant nous, mélange d’autorité et délicatesse, délié, intelligibilité d’une précision extraordinairement élevée et homogène, sans aucune ostentation, aucune exagération, aucune tentation de tomber dans la facilité du moment de surligner le trait, cette voie que choisissent quelques machines adorées par la presse histoire de cautionner la manie de l’époque de nous considérer comme des crétins ayant besoin en permanence d’une explication de texte au risque d’en perdre la poésie, voire de le mésinterpréter.
Le CDD1 joue, chante, jubile, brille, swingue, danse, exulte, une machine de vie franchement ébouriffante pour laquelle l’expressivité n’est pas un vain mot…
Doit-on, à l’heure où le dématérialisé s’impose, investir dans un lecteur à 6000 € ? Oui, je crois, d’autant qu’on peut s’en servir comme DAC qui est évidemment grandiose, sinon le lecteur ne chanterait pas comme il le fait, hein ? Ben oui, c’est évident !
Ce lecteur nous a donné envie de tester l’ampli de la marque qui lui correspond en positionnement, à savoir l’AMP-150, même si on n’a pas vraiment de besoin dans cette gamme. Mais quand même, c’est tentant car l’ensemble est vraiment beau !

Beau et bon.

Alors que nous avons reçu un appareil tout neuf, jamais déballé, au bout de deux jours l'appareil a commencé à dévolier une grande partie de son charme.

Nuancé, riche en couleurs, une sensation d'aisance sur des enceintes très différentes (Cadence +, Wilson Benesch Square 5, Living Voice IBX), il place très haut la barre de l'expressivité et justifie pleinement un prix que l'on aurait pu craindre faussé par la cosmétique.

Pas du tout : pour avoir longuement cherché en des années de beaux amplis à transistor entre 5 000 et 10 000 €, on peut vous dire que son allégresse musicale justifie largement le prix !

Suberbe découverte !

 

Atoll :
continue l’innovation branchée, DAC/streamer ST100 et 200 déjà connus mais désormais accompagné du « petit » MS1000 qui vient idéalement compléter la jubilatoire gamme des HD120 + MA100 et puis évidement les formidables SDA100 & 200, ces tout en un branchés (Ampli/DAC/Streamer…) véritables couteaux suisses d’une pertinence mélodieuse incontestable !

 

Aurorasound :
Le fabricant japonais de petits bijoux lyriques agrandit la liste de ces propositions mais pour l’instant nous restons concentrés sur l’incomparable VIDA, préampli phono MM/MC de compétition qui charme par sa discrétion idéale, sensation d’être connecté au sillon, tout simplement, rien de plus ni surtout de moins, une éloquence naturelle, tout simplement. Un Must !

Acoustic Energy :
Nous avons modestement commencé par la colonne 103 à moins de 1000 € qui accompagne avec bonheur des propositions de type HD120 + MA100 d’Atoll pour une entrée dans la musique sans se ruiner…