rencontre avec un Phantom

Rencontre avec un Phantom

Février 2015

 

Nous avons écouté Phantom !

 

Même deux !

 

L'équipe de Devialet nous a gentiment apportés (plus de 10 kgs pièce quand même) ce joujou technologique dont on parle beaucoup dans la presse économique. Mais ils sont repartis en les emportant aussi…

En regardant les images, on a du mal à se rendre compte des dimensions et proportions du petit bolide et on est plutôt surpris de sa remarquable compacité quand on l'a sous les yeux, l'intelligence du galbe fait que l'amorce de sphère est vraiment subtile et l'objet fait moins "gadget" sophistiqué que sur les photos, au profit d'une élégance dans les codes Devialet !

Le détail qui tue ? La seule connexion indispensable, le câble secteur également porteur du CPL, est munie d’une IEC  galbée qui vient s’inscrire discrètement dans le dessin général, ces petits détails vertueux qui font la différence.

Les possibilités offertes par Phantom et Dialog sont incroyablement ludiques et performantes, apparemment faciles d’accès, permettant des combinaisons quasi-infinies, en utilisation directe comme en multicanal ou en multi-room. L’idée de pouvoir créer des playlists issues de vecteurs divers m’amuse beaucoup.

Bon c'est bien gentil le côté joueur, la bonne bouille, l’hyper-technologie (on nous a raconté en long en large et en travers la genèse, les problématiques techniques, les challenges, tout ça et encore on nous a épargné quelques paragraphes car pour ceux qui l'auraient oublié, staCCato fut le premier magasin hors Paris à proposer Devialet marque alors totalement inconnue), mais que donnent ces bidules rigolos à l'écoute ?

Eh ben, comment dire ? Ça marche ! Ça envoie, ça booste, impact physique garanti mais pas seulement…

Nous les avons d'abord écoutés en stéréo, ce qui entraîne l’utilisation d’une boîte Dialog (pas disponible pour la démo passant donc par un module un peu bricolo, ce qui humanise nettement ces génies de la technique) ; aussi, d’humeur taquine, ai-je commencé par une Fantastique de Berlioz ébouriffante parce que je me doutais bien que sur des musiques plus électros ou actuelles, ça allait pulser.

Le constat est indéniable : énergie percutante, vitalité bodybuildée, joie de vivre exubérante, c'est franchement enthousiasmant, il y a du jus, l'ensemble est très rapide, bien articulé. Une franche présence, des timbres un peu sous la loupe mais de fait très affirmés, un grave un peu répétitif, mais bon, c'est quand même pas mal.

On a continué par du Paolo Fresu gonflé et incisif, Einstürzende Neubauten, indéniable précision survitaminée du message, là encore comme sous l’œil de la loupe et le bas un peu rondouillard, du Gainsbourg tonique, du Beyonce (c’est eux qui ont voulu nous faire écouter ce pseudo-live avec des effets studios spécial démo hifi, mais bon), évidemment ça patate à des degrés de sono d’une rare propreté et justesse et va taquiner des monstres audiophiles de type Avant-Garde ; en outre sur ce genre de démo, que le grave soit monochrome n'est évidemment pas un problème ; une bande annonce du 236ème volet de la Guerre des Etoiles s’avère vraiment très estomaquante, image large, dynamique de cinéma et punch abdominal garanti à un niveau panoramique sans décrochage ou cafouillage, agrandissant ma petite pièce (celle qui est à l’arrière) de plusieurs dizaines de mètres cubes ! C'est pas subtil subtil, mais typiquement c'est le cas de figure où on s'en moque.

On a aussi écouté sur un seul Phantom et l’ouverture est vraiment surprenante, j’ai hésité à me  lever pour vérifier que l’autre n’était pas resté branchée.

Vraiment, c’est au-dessus de nos attentes et les idées d’utilisation sont pratiquement sans limites, que ce soit une chaine hifi principale pour certains (attention, ça ne remplace pas tout, loin s'en faut), qui ne craindra pas les fêtes avec 50 potes, un système pour résidence secondaire, musique (autonome) dans chaque pièce du château (24 appareils connectables) où Phantom réveille les morts (je tenais à être le premier !), système home-cinéma stupéfiant de lisibilité et d’énergie et sans caisson de grave de fait totalement inutile…

Il paraît que le développement a couté 25 M€ (ouais, quand même, je suppose que ça inclut aussi toute la partie marketing, ouvertures des marchés, logistique, pub avec des rappeurs etc…) mais le produit final commence à 1690€, 1990 pour la version plus puissante (qui semble essentiellement plus puissante), pourquoi se priver ?

Les pieds prévus pour ces machins sont vraiment beaux, ils permettent en outre de faire la connexion électrique et CPL dans la plus totale discrétion.

Bon, ne vous précipitez pas au magasin, le jouet sera disponible en avril seulement. Voire Mai... On ne sait pas. Pour l'instant, c'est un peu club fermé. Alors que j'ai été le premier à... oui bon... Ggrrrr....