Münich High-End 2013 part 2

Münich 2013 part 2

Dommage...
C'est un amplificateur de 120 000 W ! Et vous n'avez pas vu l'alimentation ! Petit bras !

Suite…


Il y a aussi le plaisir de découvrir avant les autres les nouveautés chez les constructeurs qu’on aime bien, par exemple une FACT 12 chez PMC.
Faudra qu’on teste par nous-mêmes parce que la présentation n’était vraiment pas raffinée…


Les déceptions ? Les électroniques Grandinote, que nous apprécions pour les avoir expérimentées chez nous, étaient sur le stand absolument minables ; les enceintes probablement, ou la mise en œuvre.



Il y a les gags aussi. Je parle de ceux qui ne relèvent pas du pathétique à savoir la quasi-totalité des exposants, mais des vrais, ceux qui ont de l’humour ou de la folie ou une capacité à la provocation au-delà de la norme.


La médaille d’or de la catégorie du Grand N’importe Quoi va sans aucun doute à l’Opera Only !


Une sorte de donjon, un cylindre au-delà du phallique façon Kanamara Matsuri au Japon (fête du Pénis de Fer), qui se déploie en action pour parvenir à un machin de science-fiction entre HAL9000 et Robby le robot, 1500 kgs si si, 2,5 m x 1,85 m de diamètre et, mesdames et messieurs, c’est un amplifi-sécateur de 2 x 60 000 W ou 6 x 20 000 W pour la modique somme d’1,5 million d’euros !


Le tout en pure classe A paraît-il, ce qui suppose quand même d’installer sa propre centrale nucléaire et encore, en ayant recalibré toute l’électricité de la maison avec du 6 carré sans oublier la clim de l’Empire State Building !

J’espère vraiment que c’est sous tendu par une forme d’humour, sinon on nage en pure décadence. Remarquez, c’est assez vrai de la hi-fi au sens large.



On remarque en revanche un point qui fait rêver : le travail sur l’aménagement des salons, décorations pléthoriques, éclairages luxueux, meubles monumentaux, traitements acoustiques etc… un luxe de moyens qu’on est loin d’atteindre en France où le maximum d’audace est un pot de fleurs.


Ça fait mieux passer l’amère pilule de la médiocrité musicale pourtant planquée derrière des chanteuses de jazz insipides et des musiques d’ambiance calibrées pour ascenseur. Ou du blues. Ne rêvez pas, pas du bon : une guitare de la taille d’un brontosaure et une voix interchangeable. Ou des trucs qui cognent. Un bucheron, un marteau, un soldat de Pinochet, un boxeur, un missile atomique, ça cogne, mais ça cogne dur. Là non.



Car dans l’ensemble, tous les noms supposés faire rêver avec leur plus grasses pétoires oscillaient du navrant au lamentable en degrés divers de vulgarité. Des Wilson Audio pilotées par un déluge de Pass Labs trop forts, lourds et ennuyeux, invariablement voilés… Les orgueilleusement fabriquées Sonus Faber alimentées par les très beaux amplis de Dan D’Agostino, les immenses Isophon, 150 000 € tout de même, les Vivid sustentées par des électroniques suisses CH Précision (la précision suisse ?) dont on allait découvrir un peu plus tard qu’elles n’étaient pas la cause du désastre, les Tidal donc, les monumentales Egglestonwork Rushmore (elles ne s’appellent pas comme ça mais sont aussi modestes que ladite sculpture) qui débordaient tellement de mauvais cholestérol (le grave en langage hifiste) que je crois qu’il en reste encore un jour après la fermeture. Grand prix de la Mollesse donc, pourtant âprement disputé, les challengers se battaient en nombre !
Continuons la visite : les TAD dont on se demande vraiment pourquoi elles font fantasmer les agneaux ; certes il y a une indéniable présence physique. Et rien d’autre : pas de timbres (ou alors un seul), des graves puissants mais pas vraiment tendus et surtout pas rythmés ; et, côté subtilité, on cherche les repères vers l’orogenèse et la tectonique des plaques. Allez, soyons justes, un peu plus loin nous avons écouté les mêmes corpulentes TAD sur des électroniques différentes ( je ne sais plus ce que c’était hélas ) où la reproduction était à la fois un peu mieux tenue et plus nuancée mais pas vraiment enthousiasmante pour autant. Alors on dira que la salle est lourde, le terrain est gras, les salons sont mauvais payeurs, oui, certes, mais d’autres s’en tirent bien dans les mêmes volumes et avec moins de moyens. Donc : où commence l’incompétence et ou finit la vanité ? Pas chez moi, elle est infinie !



A propos de nous, qui est-ce, « nous » ?

Cette année, je me suis rendu à Münich accompagné de plusieurs amis, ce qui circonscrivait ma possible mauvaise foi, n’est-ce pas ?

Comment ? Ce mécréant aurait des amis ?

Oui, bon, disons des relations…


Ici, je vais faire une nouvelle petite pause pour couper l’article en plusieurs parties. Parce que je ne peux inscrire que 4 photos par page !