accuphase

soleil levant

accuphase



Accuphase chez staCCato ?



Une icône chez les iconoclastes ?

Eh bien oui !

Quand bien même il est rare qu’une marque consensuelle, réunissant tous les suffrages, soit à la hauteur de sa réputation, on peut envisager que ça arrive !
D'autant que celle-là concentre vraiment tous les enthousiasmes, une référence incontestée, une place à part dans le chœur des louanges !

Nos élus s’appellent donc Accuphase, et puisqu’il faut bien trier, nos choix se sont portés sur un couple :

 

-    Lecteur CD/SACD/USB DP550

-    Amplificateur intégré E600



C’est évidemment la sortie de ce superbe dernier qui nous a décidés.

On va éviter le petit refrain sur la qualité de fabrication (mais quand même, en déballant les objets, on est ému tant la barre est haute), on ne va pas en rajouter sur la reproduction sonore alliant idéalement l'autorité d’un hoplite à l'agilité d'un peltaste, resplendissement wagnérien et délicatesse debussienne, tenue irréprochable, subtilité lyrique sensuelle, équilibre parfait, ni enchainer sur la suite de la longue liste, et on vous va plutôt vous inviter à venir juger par vous-mêmes sur des enceintes hors du commun.

Ou sur les vôtres, parce que, vue la santé des objets, on devine un côté sans-peur très rassurant !

Nous avons également intégré le

- DAC DC-37...

... Et c’est époustouflant.


Des DAC, ça fait des années qu’on en écoute parmi les plus réputés et coûteux de la planète pour un résultat qui nous inspire dans le meilleur des cas un haussement d’épaules et dans le pire une colère pas vraiment saine contre les crétins du monde entier qui les plébiscitent.

Le DC-37, à peine sorti du carton, froid, branché rapidement derrière un Lumin, nous a estomaqué par… Par quoi au fait ?

La justesse. Tout simplement.


Je développe un peu ?


Le premier point qui a frappé les esprits dépendait des personnes présentes ce jour-là, mais à l’arrivée tout le monde était d’accord : sacré bécane quand même !


Moi, ce qui m’a marqué d’emblée, c’est l’autorité de la restitution ! Cette sensation que la pièce est tenue, bloquée par l’énergie délivrée, plus aucune tonique, plus de résonnance, une assurance de rocher et une incarnation frémissante, une ballade permanente entre délicatesse et vigueur, une rapidité supérieure et une façon si bouleversante de matérialiser les timbres dans l’espace, et puis ces petites choses plus compréhensibles dans le sfumato, un modelé plus habité et une ardeur rythmique tonifiante. Ce n’est pas le terrain sur lequel j’attendais Accuphase et suis d’autant plus ravi de la surprise.


Une merveille !


Enfin un challenger qui tient la route face à nos chers Eera


Ensuite (je les décris chronologiquement pas hiérarchiquement) apparaît opportunément :


-    L’amplificateur intégré E370


J’ai longuement hésité à introduire l’E470 dans la collection du fait qu’il est assez proche de l’E600 en prix, un peu moins riche mais plus large d’emploi par une puissance affichée supérieure…


Heureusement, l’E370 vient résoudre doutes et interrogations par son placement intermédiaire, son rapport qualité/prix idéal et sa pertinence musicale manifeste.

On en a pourtant écouté des amplificateurs à transistors dans cette catégorie de prix. Mais retenu aucun jusqu'à présent.

Et l'E370 est arrivé.
Dévoilant un Accuphase dans toute sa noblesse sitôt qu’on le déballe (qualité de fabrication qui ne connaît guère d’équivalent, respect drastique des normes, universalité d’emploi par une connectique complète et couvrant de larges possibilités, enrichies d’options via ajout facile d’une carte DAC et d’un module Phono MM/MC), il ne faut pas longtemps pour comprendre que la nouvelle cuvée prouve un progrès constant et sans aucun compromis. C’était le cas pour l’E600, ça l’est clairement pour le 370.

 

Disponible, franc, facile à vivre, cet intégré finalement pas très cher (compte tenu de sa richesse musicale, sa méticulosité expressive et sa qualité de fabrication) surprend par un flegme jamais pris en défaut même sur de violents forte, associé à une capacité de réactivité qui laisse pantois quand le message est endiablé ou les attaques cinglantes.


Après de longues heures d’écoute, on constate qu’on ne le prendra pas en défaut, rien ne vient heurter le plaisir, les timbres sont naturels, le swing impeccable et disert, transparence, modulation et dynamique tenues et d’une cohésion d’autant plus touchante qu’elles respectent l’ambitus large de l’appareil.


La maîtrise rassurante du propos, le refus de l’esbroufe sans pour autant devenir machine austère ou destinée à des mélomanes pointus et intraitables : l’universalité sans choisir la facilité de la simplification arrangeante.


Bref, quand on l’écoute, on ne se pose aucune question : la musique coule, se déroule, vit sa vie sous nos yeux et oreilles conquis…
De biens beaux atouts, une agréable nouveauté qui semble aller de soi, sans déroger à notre intransigeance parfois obsessionnelle…
 
Nouveau magasin, nouvelles propositions, philosophie inchangée.

J’ai rarement fait aussi court. C’est beaucoup moins drôle quand on tombe sur des objets reconnus qui ont réellement quelque chose à dire.