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serveurs de musique

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Nouvelle Zélande


Les lecteurs habitués de ce site l’auront compris, nous sommes en constante recherche de produits performants, favorisant l’expressivité, honorant le travail des musiciens, d’une utilisation rationnelle et qui justifient leur prix.

Et on est franchement heureux quand on trouve un oiseau rare, un diamant ou à minima une perle (quel étrange écosystème !) dans le marécage épais (qu’est-ce que je disais !) des propositions en tout genre, plus ou moins identifiées.

Depuis deux ans (juin 2013) nous observons les serveurs audio proposés par Antipodes car des essais menés à cette époque nous avaient convaincus de l’engagement musical de ces objets mais nous étions plus circonspects quant à la facilité d’utilisation et même à la logique de ses objets qui favorisaient la sortie USB à une époque où les entrées USB même asynchrones tenaient rarement les promesses de performance à la hauteur d’une S/PDIF classique.

Les progrès réalisés sur ce point précis nous ont amenés à retenter des essais.

Et, vous l’avez deviné, nous avons été conquis.

Que nous propose donc Antipodes ?

Deux serveurs audio, DS et DX, qui sont également lecteurs de réseau !
Dans lesquels vous pouvez stocker votre musique (sur HDD ou SSD, de 1 à 4 TO (6 en SSD sur le modèle DX), soit en rippant vos CD (les Antipodes sont munis d’un lecteur CD-Rom) soit en téléchargeant des fichiers, si possible haute-définition et les lire en direct, soit en « streamant » de la musique depuis vos accès préférés. Des serveurs audio pilotables depuis une tablette ou un PC (ou Mac)

Point.

Pas de DAC (convertisseur numérique/analogique) intégré, vous choisissez celui que vous voulez. L’équivalent d’un « drive CD » en quelque sorte.

Et alors, direz-vous, ils ne sont pas les seuls.

Certes, mais nous en avons essayé d’autres souvent très chers, et qui n’étaient pas grand-chose d’autres que des solutions PC couteusement rhabillés et pas toujours très lyriques, fouillées, ou frémissantes.

Ou encore certains qui incluent un DAC plus ou moins performant créant certes un appareil pratique mais un peu fermé si on décidait d’évoluer.

Là non, pas de DAC mais des lecteurs ouverts et dont la sortie USB (alimentée ou non) est absolument remarquable, très au-dessus des autres serveurs que nous avons pu tester et enfin pleinement exploitable, qui plus est lisant tous les formats jusqu’au 24/384 et DSD.

Une sortie S/PDIF optimisée est disponible (au choix en alternance sur le DS ou de série sur le DX)  traitant jusqu’au 24/192, coax ou AES/EBU.

En soit, l’idée d’avoir le choix du DAC est particulièrement attirante.

Premier modèle le DS (évolutif prochainement via une alim linéaire), suivi du DX.

Mêmes fonctions et fonctionnalités, même esprit, mais une subtilité musicale légèrement supérieure sur le DX à condition que le reste de la chaîne suive.

Parlons-en de la musicalité.

A l’exception de solutions préparées par nos soins et un peu du domaine de l’usine à gaz, jamais nous n’avons entendu une solution passant par USB aussi performante et rivalisant enfin avec les divers cheminements pour utiliser le S/PDIF avec les limites théoriques d’icelui.
Eloquence remarquable, subtilité émouvante, une qualité de silence idéale (je parle de la profondeur du silence musical), dépendant évidemment de la qualité du câble USB et du DAC, mais irréprochable dès le DS.

En lecture de réseau sur un NAS externe, par exemple, l’Antipodes DS talonne notre référence Lumïn, et utilisé lui-même comme NAS depuis un lecteur de réseau extérieur (le Lumïn une fois encore), le DS va plus loin que les serveurs informatiques de type Synology même préparés soigneusement. Sans doute parce qu’il y a un travail de Firmware pour limiter les bruits numériques, ceux du disque lui-même et optimiser l’USB, un travail d’alimentation pour soigner les diverses portions de circuit.

A ce propos, Antipodes nous annonce une future version NAS qui donc n’aura pas de sortie numérique et une version uniquement lecteur de réseau (en clair : sans stockage interne).

Bref, enfin une réponse de type serveur dédié qui nous enchante, certes pas donnée mais qui justifie largement son prix car prouve définitivement que, alors que nous sommes dans le domaine de l’informatique, une machine vraiment pensée par des amoureux de musique fait le trou par rapport aux solutions diverses (parfois du domaine du bidouillage) qu’on nous propose généreusement sur le marché du dématérialisé en nous assenant que somme toute, ce ne sont que des 1 et des 0.

L’utilisation ? Pilotable par IPeng ou Squeezebox ou d’autres sur votre tablette ou smartphone iOS ou Androïd ou Windows, la lecture et la recherche dans votre librairie musicale sont intuitives et simples, y compris pour de la musique stockée à l’extérieur, sur un NAS par exemple. On peut même envisager via des applications dédiées, faire du multi-room, du serveur vidéo etc…

Taguer les fichiers si besoin est se révèle également une opération facile, mais il faudra passer par un ordinateur comme sur 95% des solutions du marché, celui vous servira aussi à télécharger vos beaux fichiers haute-définition vers le stockage DS ou DX.

Et lire Qobuz Streaming (ou autre, mais nous on aime bien Qobuz, c’est français et ils font de vrais efforts de qualités et on peut acheter de beaux fichiers) ne pose aucun problème puisqu’il suffit d’aller sur l’appli et désigner le DS.

Mais il ya mieux encore, à condition d'accepter de payer un petit abonnement qui vaut largement la dépense : DS peut-être utilisé avec le player ROON qui est réellement fantastique et jouissif. Outre qu'il améliore enocre un peu les qualités musicales irréprochables des Antipodes DS/DX, il est d'une facilité d'utilisation redoutable, permettant théoriquement de ne pas s'enquiquiner avec les tags puisqu'il classe votre librairie musical tout seul comme un grand et vous propose des portes d'accès incroyablement variées.

Si j'ajoute que ROON donne des infos en direct sur les musiciens, propose des regroupements par affinités musicales, permet de profiter directement des "credits" (générique in french) des disques, on comprendra que ce truc est une vraie perle "spécial paresseux" ou inquiets de l'informatique ! Génial !

Ne vous reste plus qu’à choisir le convertisseur idéal…

Youpi !