bras VIVlab

bras droit

bras VIVlab

 

Japon


Ce n’est pas forcément facile de décrire l’écoute d’un bras phono : nous ne sommes plus à la pleine époque de la lecture analogique où il était naturel de présenter divers bras en magasin, et de nombreuses cellules pour comparer des combinaisons croisées.

Pourtant, je me sens à l’aise avec la certitude que le bras VIVlab « Rigid Float » 9 pouces aluminium que j’ai essayé se situe sur le podium des meilleurs bras disponibles et possiblement sur la plus haute marche.

Pourquoi une telle conviction ?

Parce que, une fois accepté le positionnement un peu atypique et le réglage plutôt surprenant voire théoriquement inquiétant de ce bras, on ne constate plus le moindre des défauts de lecture qu’on a toujours considérés comme inévitables en phono, on ne distingue plus la plus infime différence entre le début et la fin du sillon et on jouit pleinement de la musique en oubliant totalement la source.

Ai-je déjà eu l’impression d’aussi peu entendre un bras, d’aussi peu entendre la lecture vinyle, je ne crois pas.

Non seulement la cellule (de qualité évidemment) va chercher au plus profond du sillon, révélant la substance des notes, mais elle encaisse les écarts dynamique les plus extravagants avec une sérénité déconcertante et livre une délicatesse jusque dans les forte les plus extrêmes, repoussant la distorsion, la perte de suivi, l’instabilité géométrique, c’est réellement une expérience du vinyle qui place le VIVlab « Rigid Float » du côté des Durand, Moerch, Graham Phantom en réunissant probablement les qualités de tous au profit de plus de plaisir ou de plus de neutralité vis-à-vis de la cellule qui pourra s’exprimer intégralement sans souci de compensation ou adaptation.

D’autant que le VIVlab « Rigid Float » semble pouvoir convenir à des cellules de poids et comportements très différents (d’autant plus qu’il existe en 7, 9 et 11 pouces) tout en mettant en scène les personnalités de chacune, mes propres essais ayant porté sur une Ortofon Cadenza, une Shelter Model 5000 et l’extraordinaire Stein Aventurin 6.

On peut en outre l’utiliser comme un second bras, puisque muni de son propre socle, il trouvera sa place à l’extérieur du châssis de platine si nécessaire. Mais je subodore qu’une fois installé, il deviendra le bras principal.

Pas de réglage d’antiskating, performance rendue possible par le principe propriétaire et révolutionnaire de son unipivot qui « flotte » dans un bain d’huile magnétique.

Le réglage de la cellule se fait par déplacement du bras complet, socle inclus, ce qui rend le passage d’une cellule à une autre plutôt facile si on décide d’avoir plusieurs « clef de Nelson » à savoir le système de montage de la cellule sur le bras assez particulier mais très pratique.

Et puis, si ça ne vous suffit pas il existe aussi une version Carbone du corps de bras, possiblement plus performante encore, quand bien même on se demande bien en quoi…

De nombreux audiophiles ou mélomanes du monde entier ne s’y sont pas trompés : le VIVlab flotte désormais au firmament des bras d’exception, à la différence que son prix n’oblige pas à revendre le reste de sa chaîne.