ppfff

Enfin !

ppfff

Site internet : www.ppfff.fr

France

 

Qu’est-donc cette marque qui porte un nom qui n’est pas un nom ?


Plus qu’une marque en ce qui nous concerne, c’est un emblème : ppfff propose les intégrés à tubes parmi les plus prodigieux du marché.
Alors évidemment, vous allez me dire, pince-sans-rire : le coup de la belle inconnue qui ridiculise la mariée, on nous l’a déjà fait.
Comme je vous comprends.


Aussi, pour mieux expliquer qu’on est loin d’une inconnue, allons-nous raconter l’histoire en 3 phases.

Mais il faudra être patient car même la version courte est longue. Deux points à la ligne :


Tout a commencé le jour où un client sympathique (ne le sont-ils pas tous ? euh… si si !) est revenu nous voir parce qu'il envisageait de changer son ampli. Or, il était propriétaire d'un bon vieux JoLida JD302 que, dans un élan altruiste quelques années plus tôt afin de lui éviter de casser sa tirelire quasi-vide, nous nous étions amusés, un ami technicien inspiré (Magic Bernard !) et moi-même, à modifier raisonnablement, partant du principe que sur un appareil sain, équilibré et rapide comme ça, il n’y avait pas de risque à le doper un peu...


Ce monsieur voulait ce jour-là acheter un Unison Research S6 que nous aimions tous. Pourquoi pas en effet ? Toutefois, par pure curiosité, je lui ai proposé de rapporter son JoLida modifié, comme ça pour voir où il en était après quelques années de rodage.

Stupéfaction : non seulement le JoLida bonifié laissait sur place notre cher S6, mais il surclassait également le Sinfonia ! Dans tous les registres d'expression, de timbres, de dynamique, etc...
Fin de la phase 1.

 

Bien sûr le client a gardé son JoLida ; et j’ai commencé à réfléchir : ne tenais-je pas une solution, certes pas des plus faciles à mettre en œuvre, à l'indigence des amplis à tubes du marché ? Car je parle de centaines d’heures épuisantes et déprimantes à écouter un maximum d’objets dans une fourchette de 3000 et 8000 €, venus du monde entier, avidement testés et tristement rejetés en accumulant déception et colère de ne pas trouver dans cette jungle superfétatoire un seul appareil qui ne sombre pas dans les caricatures du tube, exagérément chaud, coloré d’un côté ou au contraire complexé du transistor ou encore trop cher pour un résultat à la rigueur honorable…

 

Et donc, phase n°2,  compte tenu de la qualité de fabrication des JoLida vérifiée sur de nombreuses années de collaboration, ainsi que, vous l’avez compris, de leur bonheur musical incontestable, j’ai demandé à mes amis techniciens, de creuser le sillon et de mon côté ai commencé à développer une politique nouvelle annonçant la naissance des by staCCato, versions « magnifiées » de certains appareils (les 202/303/505 ou 801 essentiellement) qui enterrent définitivement - sur la totalité des critères fondamentaux de l’authenticité et de l’ardeur sensible, de la rigueur et de la vitalité chantante - des appareils prestigieux coûtant plus de 10 000 €.

Ce qui ne nous empêchait pas chez staCCato de continuer nos recherches de la marque miracle, les by staCCato ne devant être qu’une étape d’attente.

 

Mais les quidams talentueux à qui j’avais initialement demandé de procéder à quelques interventions sur les appareils destinés à mon magasin se sont pris au jeu et, au milieu d’autres occupations pour d’autres commanditaires, ont continué un patient développement autour de ces bases pour fignoler leurs merveilles muries à coup de composants extrêmes (pour le moins), ainsi que des options « recâblage » en l'air spécialement étudiées par Absolue Créations, ou interventions sur les transfos, un régime sublimant, une véritable "recréation" effectuée bien sûr avec l’accord du distributeur et même du fabricant, pour catapulter ces discrets mais performants engins à des niveaux qualitatifs qui mettent à terre des références coûtant quelques mensualités de Porsche, vers des sommets rares où pourtant l’oxygène de la musique vous enivrera de félicité pour longtemps !..


En conséquence le travail d’affinage et de complexe appropriation du produit est graduellement devenu un ouvrage, une "création" – le mot n’est pas trop fort car à force de modifications, même les by staCCato n’ont plus aucun rapport avec les modèles d’origine - qui ne pouvait pas rester le privilège de staCCato et devait prendre une liberté de vie et d’expansion.


Et c’est la troisième phase :
A force de s’entendre répéter par divers professionnels de la profession qu’ils étaient bien sots de laisser tant de talent et qualités dans l’ombre malfaisante et étouffante des galapiats de staCCato (moi essentiellement !), et que leurs œuvres diverses incluant les by staCCato connaîtraient un public plus large s’ils prenaient leur envol, ils ont fini par se dire que, après tout pourquoi pas, mais alors à leur rythme, tranquillement, sans urgence, sans pression et à condition que les copains leur donnent un coup de main pour la mise en place commerciale, stratégique, etc…

Pourquoi pas, ai-je acquiescé à mon tour, si vous me sortez le truc qui tue, le machin définitif (en attendant le suivant, du moment qu’il vient de chez vous) !

Quant au nom de la marque, les concepteurs après pas mal d’hésitations, ont opté pour :

-    ppfff

J’aime particulièrement cette idée qui évoque avant tout l’écriture musicale, les deux p de pianissimo et les trois f de fortississimo, et suggère en même temps qu’il n’est pas question de se prendre au sérieux !

Voilà qui nous change !

Et si quelques sceptiques manifestaient un peu d’inquiétude sur ce choix d’un nom qui n’en est pas un, la première présentation au High-End de Munich a balayé toutes les craintes !

 

Qu’est-ce qui différencie les premiers ppfff des by staCCato ? Les bienfaits de l’expérience, des spécificités originales et des évolutions plus poussées encore.

Baptisé Van disponible en V1, V2, V3 et quelques options, cet intégré sur base Jolida 303/505 constituera la première salve.

Donc, un Van est un banal push-pull de KT88 en apparence.

Un peu moins banal dans les faits. Nettement moins banal.

 

Pas de réelle originalité de schéma soit.
Mais quelques particularités quand même, des révisions.
Mais des composants que vous pourrez chercher longtemps dans des appareils vendus au prix de yachts de luxe !

Ce qui en soit ne suffirait pas à en faire un ampli magique s’il n’y avait pas d’une part une parfaite maîtrise desdits composants et d’autre part des astuces en pagaille dans un objet pourtant très compact. Des années de travail en fait…

Car accumuler des composants de compétition n’est la garantie d’aucune qualité.

La modulation de l’appareil est câblée en l’air en Absolue Créations spécialement développé pour les diverses versions.
Les transformateurs sont propriétaires pour le V3.

Et bien sûr la possibilité d’utiliser V2 et V3 sans la moindre contreréaction est for-tement suggérée quand les enceintes le permettent, avec un résultat pour le moins ébouriffant ! Et pour beaucoup déstabilisant, balayant des décennies de malbouffe hifi.

Le reste est trop long à décrire ; de toutes façons les adorateurs de marques célèbres à la réputation souvent indue refuseront de comprendre où se situe le véritable talent.

Dès le V1, un Van est d’une rigueur hallucinante au profit d’une pertinence bouleversante sur tous les critères, résolution fine, rien ne reste dans l’ombre, sans la moindre surexposition cependant, une sensation d’être dans la pièce de l’enregistrement, la distance exacte, la stabilité des placements, la plausibilité de matières charpentées, le déroulement patient de chaque parcelle sensible, la tension dramatique ou l’ironie des musiciens… la pièce d’écoute semble mieux tenue, le recul de distorsion et d’intermodulation est surnaturel. Les bénéficiaires sont les musiciens, dont l’inventivité, la sonorité, l’humanité sont exaltées par ces mo-difications radicales.


De Radiohead à Leonid Kogan, de Kathleen Ferrier à L.C. Cooke, de Enrico Rava à Billie Holliday, les couleurs extravagantes, les frémissements subtils, l'autorité physique, le rythme, la chair et le sang, l'émotion sont au rendez-vous de l'inspiration musicale !


Quant au V2 et V3, ce qu’ils assènent est presque perturbant d’énergie, de justesse, de vie, de naturel.

Un client - qui a pourtant un des plus beaux systèmes que nous avons composés depuis la création du magasin - a fait, dérouté, un commentaire déroutant en écoutant le Van V2 sur des Living Voice : « je n’ai jamais eu cette sensation d’être aussi près de la bande Master »

Je me suis alors dit : c’est ça, oui, c’est exactement ce que je ressens.

Un ami du magasin que tous les clients fidèles connaissent pour le voir tous les après-midi dans son Le Corbusier favori a exprimé la même évidence avec d’autres mots : que ça nous plaise ou non, on est obligé d’admettre que c’est lui (Van) qui a raison !


Je vais éviter le déluge de mots pour décrire le respect viscéral de Van V2 pour la musique et les musiciens.

On a essayé l’OSNI (Objet Sonore Non Identifié) avec des tubes de sortie PsVane et Full Music Carbone puis après de longues recherches ppfff a jeté son dévolu sur des Tungsol KT120 et KT150 résolvant des problèmes pénibles de fiabilité.

Qu’importe, l’appareil est fougueux, débridé, la dynamique explose vraiment et pourtant tout ici est nuances, variations de gammes de micro-dynamique, frémissant et puissant, ce bébé est un volcan  de désir ou une plume ébauchant un motif amoureux sur la peau d’une femme, capable de suivre une inspiration à l’autre dans une accélération qui n’a d’équivalent que le réel. Timbres qu’on ne connaissait pas vraiment, évolution sur le fil des litanies impliquant sans concession la perfection des musiciens, souffle de l’espace où le silence n’est jamais vide, telles sont les qualités premières d’une liste sans fin d’un objet si vif, précis, puncheur et poète qui met à mal une grande quantité d’enceintes incapables de le suivre dans ses évolutions extravagantes !


Des bémols ? Des réserves ?


- Les prix peuvent paraître élevés aux yeux d’une poignée de mauvais coucheurs, mais le travail de bonification, restructuration, plus proche de la conception pure ! est profond et exigeant. Négliger les heures de recherches (eh oui, ça ne se fait au petit bonheur), les fausses pistes, la casse inévitable, etc… est un peu facile. Et puis l'intervention elle-même demande jusqu'à 15 heures de travail à force d’idées, recomposition des plans de câblage, refonte de l'alimentation, plus de cinquante composants remplacés, des cartes déplacées, le recâblage en l'air, les transfo démontés et traités ou remplacés, les plans de masse redistribués, etc..., le tout employant des composants que vous ne trouverez pas sur des appareils coûtant le double ou le triple, n'en déplaise aux bricoleurs grincheux ou aux aigris de tout poil qui vénèrent (comment leur en vouloir, nous en étions) des produits qui font rêver sur le (ou les) papier(s).


En outre, si on juge par le résultat, ces appareils valent largement le double !


Essayez et vous constaterez par vous-même !


- Autre bémol : oui, par exemple, sans contre réaction, on peut sur certaines enceintes à bon rendement entendre un peu le souffle des tubes, ben oui, compte tenu du gain, rien d’étonnant.

 

- Une autre réserve ?
Mmmhhh… peut-être que Van tranche un peu trop radicalement avec les habitudes de beaucoup d’amoureux du tube par son énergie, sa rapidité et son refus de la moindre complaisance dans les zones bas-médium / grave que beaucoup d’amplificateurs, et pas seulement à lampes, préfèrent flatter.
Hum, tout compte fait, ce n’est pas un défaut ça, c’est plutôt lui qui est dans le vrai. Car cette particularité donne aussi un panache, une précision, une articulation, une richesse prolixe dans une zone si souvent embrumée…


- Une ultime retenue ?
Il faudra veiller à associer Van à des enceintes qui peuvent suivre ses acrobaties, ses évolutions aériennes, sa rapidité inouïe, car de ce point de vue il n’est pas universel. Il faut l’intégrer dans une logique globale cohérente, une « philosophie » pour en extraire la substance, ne pas espérer l’insérer dans n’importe quelle combinaison sous risque de le banaliser un peu.


La quintessence des classiques du tube !

Magasin partenaire :
080 à Paris, sur rendez-vous.

www.080.fr

 


 
Pour info et afin d'éviter toute confusion :
Par respect des accords moraux passés avec nos clients, ces évolutions resteront ouvertes sous certaines conditions aux possesseurs de Jolida JD202 (V1 seulement), 303 ou 505.