haute fidélité

un lecteur de notre site nous a récemment demandé pourquoi nous ne reprenions pas le "glossaire cuistre" de Strad dont nous avons été un partenaire privilégié. L'idée nous a paru excellente, l'autorisation rapidement donnée et voilà. Nous nous autoriserons bien sûr à l'aménager et le compléter au fur et à mesure des idées.

haute fidélité

Haute-fidélité



Qu'est-ce que la fidélité, si ce n'est un état d'esprit, une sorte de promesse, à soi-même ou à l'autre, bref : un engagement.


Comme souvent, on définira mieux un mot par son antonyme. Or on est infidèle que si on s'est engagé préalablement, n'est-ce pas ?

A tenir une promesse, ou à garder une constance de comportement.


Qui dit engagement parle d'avenir. La fidélité suppose implicitement une idée de long terme. Un long terme durant l'écoulement duquel la fidélité peut être trahie à tout moment. Ce qui est d'autant plus facile que la fidélité, comme la confiance, est un bloc qui ne se détaille pas.


Alors avoir le culot de parler de "haute fidélité", c'est quand même gonflé.


D'accord, le sens premier de l'expression évoque la fidélité d'une reproduction à l'originale, comme une photo ou un tableau ou une copie sont fidèles à l'original… L'exactitude…


Qu'importe : là aussi il s'agit d'une promesse généralement non tenue !


Ne jamais oublier le sens premier des mots permet de relativiser beaucoup et surtout de détecter les abus et les déviations d’un vocabulaire d’essence patricienne.


La haute-fidélité devrait avoir 2 objectifs : reproduire fidèlement, et être un compagnon fidèle !


Et accessoirement traduire chez les fabricants une fidélité à eux-mêmes et leur profession de foi. Et tant pis si cela représente une possible abdication de sa propre liberté. C'est un peu ça le sens de la morale peut-être… Mouais, bon, on ne va pas jouer les donneurs de leçon quand même ?!


Cependant, remettre en place l’aspect éthique de la fidélité dégage sérieusement le paysage trop envahi de ce petit monde, n'est-ce pas ?