impédance

un lecteur de notre site nous a récemment demandé pourquoi nous ne reprenions pas le "glossaire cuistre" de Strad dont nous avons été un partenaire privilégié. L'idée nous a paru excellente, l'autorisation rapidement donnée et voilà. Nous nous autoriserons bien sûr à l'aménager et le compléter au fur et à mesure des idées.

impédance

Impédance


L'impédance acoustique caractérise la résistance qu'un milieu oppose à sa mise en mouvement lorsqu'il est traversé par une onde acoustique. Elle est définie comme le rapport de la pression acoustique sur la vitesse de déplacement locale dans un milieu…


Bien sûr, il faut différencier l'impédance caractéristique d'un milieu ( l’air ambiant par exemple ) de l’impédance d’un composant acoustique, tel qu’un résonateur, ou un silencieux…


L'impédance caractéristique d'un milieu ( solide, liquide ou gazeux ) se définie comme le rapport de la pression acoustique sur la vitesse de déplacement en milieu ouvert, c’est-à-dire en l'absence d'ondes réfléchies. Elle est analogue à l’impédance caractéristique - c'est-à-dire une propriété du matériau considéré - et est égale, dans le cas d'un espace illimité, au produit de la masse volumique du matériau par la vitesse du son dans ce même matériau…


La masse volumique et la vitesse du son variant avec la température, c'est aussi le cas pour l'impédance acoustique.


De même, l’impédance électrique caractérisera la résistance qu’un circuit oppose au passage d’un courant électrique ou signal…


Ainsi, l'impédance de sortie peut être assimilée à une résistance placée en série avec la source du signal. Plus cette résistance est élevée, plus elle va s'opposer au passage du signal, et plus elle va en retenir une partie importante. La valeur de l'impédance de sortie n'a pas forcement une grande signification tant qu'on ne connaît pas la valeur de l'impédance d'entrée du récepteur du signal, puisque c'est la combinaison des deux impédances qui va influer sur le résultat final.


L'impédance d'entrée (appelée aussi impédance de charge) peut être assimilée à une résistance placée en parallèle avec l'étage d'entrée qui reçoit le signal. Tout comme pour l'impédance de sortie, la valeur de l'impédance d'entrée n'a pas forcement une grande signification sans la valeur de l'impédance de sortie de l'émetteur.

Autrement dit, l’impédance correspond à peu près à une résistance aléatoire ou en tout cas pas constante.


Ainsi, souvent annoncée en valeurs simples, 4 Ω ou 8 Ω, l’impédance caractéristique des enceintes est souvent infiniment plus complexe que ces chiffres apposés sur une plaque signalétique. En effet, des astuces de circuits de filtre permettront à la rigueur de linéariser la courbe d’impédance, pour autant le signal électrique devra traverser un réseau labyrinthique de composants qui en épuiseront les subtilités au profit d’une caricature de celui-ci. D’où l’emploi sécuritaire de forts taux de contre-réaction sur les amplificateurs pour éviter tout retour de signal épuisé à devoir affronter une courbe complexe ou un faisceau de composants obscurcissant inutilement son cheminement. Une courbe d’impédance est par conséquent moins significative qu’une éventuelle courbe de consommation électrique de l’enceinte qui indiquera sa gourmandise éventuelle en courant.


Pourtant, là non plus ce genre de mesures ne sera pas vraiment représentatif de la réalité fonctionnelle : il existe des enceintes dont la courbe d’impédance est tout à fait parfaite, le rendement élevé, la consommation en courant affichée plutôt moyenne mais qui pourtant ne fonctionneront pas sans des capacités en courant de l’ordre d’une centrale nucléaire…


Bref : il faut procéder à des essais !