ordre

un lecteur de notre site nous a récemment demandé pourquoi nous ne reprenions pas le "glossaire cuistre" de Strad dont nous avons été un partenaire privilégié. L'idée nous a paru excellente, l'autorisation rapidement donnée et voilà. Nous nous autoriserons bien sûr à l'aménager et le compléter au fur et à mesure des idées.

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Ordre


Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabridge, l’odrre des ltteers dans un mot n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soeint à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dans un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème. C’est prace que le creaveu hmaunin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.
La peruve…
Arlos ne veenz puls nuos ememdrer aevc les corerticons otrahhgropqiues.


Bon, c’est amusant.

Mais avouez que c’est moins fluide, moins limpide, moins intelligible que lorsque l’orthographe est respectée, non ? Eh bien, c’est un peu ça, le danger présenté par la reproduction musicale. On a l’impression que tout y est, on reconnait les notes, les instruments, le rythme, le cerveau identifie les éléments de bases et recompose plutôt bien les informations délivrées pour fournir une bonne lecture de la musique. On ne confondra pas un piano avec un violon et on reconnaîtra une symphonie de Beethoven. Peut-être même pourra-t-on ressentir un début d’émotion, ne serait-ce que par la qualité des œuvres. Après tout, joué par un orphéon au fin fond d’une campagne andine, Mozart reste Mozart… Même sur un autoradio, on ressent quelquefois de vrais frissons…


Mais où est la consistance organique du texte musical dans tout ça ? Sa cohésion, son ordre interne qui lui procurera toute sa beauté, sa fluidité, sa justesse, ses secrets cachés ? La puissance rythmique, la passion oratoire, les relations privilégiées de l’homme à l’œuvre, sa pâte, son doigté, son intelligence, sa vision, sa prophétie ?


Ecoutez bien, comparez, et rejoignez-nous dans le constat que, lorsqu’un système orthographie correctement, la Musique sort grandie. Sort juste, tout simplement. Avec les beautés particulières qu’auront su lui insuffler les interprètes et les failles qu’ils n’auront su esquiver…
Cette impression d’ordre non contraint dans la restitution musicale est fondamentale ; quand on la ressent on éprouve une sorte de bien-être rare : tout semble couler, s’épancher naturellement, sans contrainte, sans approximation, sans heurt, sans hésitation.
Peut-être est-ce que l’on sous-entend lorsqu’on réclame une reproduction dite "analogique". Une meilleure sensation que les informations s’écoulent dans l’évident respect de leur ordre originel, à leur place exacte, mais aussi dans la souplesse onctueuse de l’humanité…


C’est au mnois asusi ipmrotnat que la sulee baetué sronoe ou que l’epoxisiotn bnalae de l’oevure dnot on doit si svoeunt se cnotneter en hifi…