presse spécialisée

un lecteur de notre site nous a récemment demandé pourquoi nous ne reprenions pas le "glossaire cuistre" de Strad dont nous avons été un partenaire privilégié. L'idée nous a paru excellente, l'autorisation rapidement donnée et voilà. Nous nous autoriserons bien sûr à l'aménager et le compléter au fur et à mesure des idées.

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Presse spécialisée




Peut-elle tout dire ? Non, probablement pas.
Consensuelle et polie, en ce sens elle n’a de presse que le fait d’être publiée. Les rédacteurs ne sont pas à proprement parler des journalistes, même si certains ont des cartes de presse. Ce qui fait parfois regretter que ces professionnels ne vérifient pas un peu plus moult assertions directement tombées des dossiers de presse (ou des publicités), mais ce n’est pas très grave.

De même peut-on comprendre le respect accordée par la presse à ceux qui communiquent dans leurs pages. La faible quantité de lecteurs ne pourrait entretenir seule les coûts de survie d’une revue spécialisée. Et ce constat économique ne concerne pas que la presse hifi, mais une grande part de la presse spécialisée.

La plupart des rédacteurs et pigistes sont réellement passionnés. Quelques-uns sont juste des anachorètes un peu déformés par trop d’années à n’écouter que du matos. D’autres sont un peu pollués par des amitiés durables. Rien de bien méchant non plus.


Nous devons la soutenir pour qu’elle perpétue (perpètre ?) au moins son rôle de catalogue vaguement raisonné. On devrait lui demander de juste un peu oser l’extrême sans que celui-ci soit forcément mesuré à hauteur de dollars…


Et puis peut-être aussi d’éviter de donner des notes, des étoiles, des palmarès, fabriquer des podiums et des médailles en papier. Ici pas de chronomètre pour mesurer des performances objectives, pas de longueur franchie à jauger, pas non plus d‘enseignants auto-jugeant la valeur de la transmission de leur enseignement.


Donner des notes ? De quel droit, messieurs les rédacteurs hifi ?

Qui plus est en vous réfugiant au premier grognement désapprobateur derrière le droit à la subjectivité du critique. Faudrait savoir…


Droit du critique à émettre un avis, soit, mais le critique est avant tout un guide, pas un petit juge…


Aussi pour éviter la "subjectivité personnelle", pourquoi ne pas plutôt installer des critiques croisées polémiques, avec droit de réponses des fabricants ou distributeurs ? Ça tournerait peut-être vite à une autre forme de n’importe quoi, mais au moins ce serait plus animé et plus drôle !


Rassurez-vous, on vous aime bien quand même. Surtout quand vous dîtes du bien des produits qu'on défend…