traînage

un lecteur de notre site nous a récemment demandé pourquoi nous ne reprenions pas le "glossaire cuistre" de Strad dont nous avons été un partenaire privilégié. L'idée nous a paru excellente, l'autorisation rapidement donnée et voilà. Nous nous autoriserons bien sûr à l'aménager et le compléter au fur et à mesure des idées.

traînage

Traînage



Le traînage est une expression qui remonte à quelques années, et qui définissait la manie de certaines enceintes, au départ anglaises, parfois dotées de radiateurs passifs, d’émettre des fréquences si lentes que les HP continuaient de vrombir après l’extinction de l’ampli…


Telle caricature est devenue rare. Pourtant, on détecte encore souvent  du traînage ; soit un effet de masque par surdimensionnement du bas-médium, flatteur et confortable sur des disques moyens, notamment très conciliant pour garnir l’indigence sonore de bien des productions de variété ; soit une réelle lenteur sur les attaques d’un grave bodybuildé qui en arrive à devenir la norme. Pas d’impact mais du volume, dans cet amalgame fréquent entre plein et gras, pas d’intonation mais un effet barillet qui "altise" les violons et alourdit le violoncelle en pupitre complet de contrebasses ronflantes rappelant la grande époque de Karajan à Berlin (qui y a fait aussi d’innombrables belles choses).


Le traînage évoque en quelque sorte les hippopotames en tutu de Walt Disney…


L’habitude indirecte de la pollution du traînage conduit à ce paradoxe que nous sommes parfois déstabilisés par un grave réellement tendu, rapide, timbré, au point de conduire à ce commentaire désabusé qu’il n’y a pas de grave !